Ego, celà va de SOI
- Message n°1
Ego, celà va de SOI
Voici un exrait du livre "N'est pas Bouddhiste qui veut"
de Dzongsar Jamyang Khyentsé
A propos du "soi"
La prise de conscience par laquelle Siddhartha se rendit compte que le soi n'existe pas
de manière indépendante, qu'il ne s'agit que d'une étiquette, et que, par conséquent,
l'attachement au soi est pure ignorance, constitue sans aucun doute l'une des
découvertes majeures de l'hisoire de l'humanité.
Si l'étiquette du soi est mal fondée, la détruire n'est pas pour auntant une mince affaire.
Cet écriteau "soi" est le plus résistant des concepts à briser.
La découverte par Siddhartha de l'imposture du soi est illustrée par la destruction de Mâra.
La tradition fait de ce dernier l'infâme seigneur du monde du désir; en vérité Mâra n'est
rien d'autre que la croyance au "soi" de Siddhartha....
L'habitude nous rend faibles face au soi.
Même les plus anodines sont difficiles à briser.
Vous pouvez être conscient du fait que fumer nuit gravement à la santé sans que celà
vous décide pour autant à arrèter, surtout si vous aimez le rituel, la forme effilée de la
cigarette, le rougeoiement du tabac qui se consume, les volutes parfumées qui
s'enroulent autour des doigts. A la différence du tabagisme, l'habitude du soi n'est pas
une simple addiction. Notre dépendance au soi remonte à des temps immémoriaux.
C'est notre manière de nous identifier. C'est ce que nous avons de plus cher.
Il est aussi à certains moments l'objet de notre haine la plus féroce.
La validation de l'existence du soi est notre préoccupation majeure; pratiquement
tous nos actes, pensées ou possessions, y compris notre voie spirituelle, servent
à confirmer son existence. C'est le soi qui redoute l'échec et désire le succès;
c'est lui qui craint l'enfer et aspire au paradis; c'est encore lui qui craint la souffrance
et adore les causes de la souffrance.
Le soi part bêtement en guerre au nom de la paix.
Il désire l'Eveil, mais déteste la voie qui y mène.
Il veut travailler en socialiste et vivre en capitaliste.
Quand il se sent seul, l aspire à l'amitié.
Sa possessivité à l'égard de ceux qu'il aime prend la forme d'une passion
succeptible de se muer en agressivité.
Le soi à tôt fait de corrompre et recruter ses ennemis supposés ( les voies spirituelles
conçues pour vaincre l'ego ) afin de s'en faire des alliés.
Sa maîtrise de la tromperie frise la perfection.
de Dzongsar Jamyang Khyentsé
A propos du "soi"
La prise de conscience par laquelle Siddhartha se rendit compte que le soi n'existe pas
de manière indépendante, qu'il ne s'agit que d'une étiquette, et que, par conséquent,
l'attachement au soi est pure ignorance, constitue sans aucun doute l'une des
découvertes majeures de l'hisoire de l'humanité.
Si l'étiquette du soi est mal fondée, la détruire n'est pas pour auntant une mince affaire.
Cet écriteau "soi" est le plus résistant des concepts à briser.
La découverte par Siddhartha de l'imposture du soi est illustrée par la destruction de Mâra.
La tradition fait de ce dernier l'infâme seigneur du monde du désir; en vérité Mâra n'est
rien d'autre que la croyance au "soi" de Siddhartha....
L'habitude nous rend faibles face au soi.
Même les plus anodines sont difficiles à briser.
Vous pouvez être conscient du fait que fumer nuit gravement à la santé sans que celà
vous décide pour autant à arrèter, surtout si vous aimez le rituel, la forme effilée de la
cigarette, le rougeoiement du tabac qui se consume, les volutes parfumées qui
s'enroulent autour des doigts. A la différence du tabagisme, l'habitude du soi n'est pas
une simple addiction. Notre dépendance au soi remonte à des temps immémoriaux.
C'est notre manière de nous identifier. C'est ce que nous avons de plus cher.
Il est aussi à certains moments l'objet de notre haine la plus féroce.
La validation de l'existence du soi est notre préoccupation majeure; pratiquement
tous nos actes, pensées ou possessions, y compris notre voie spirituelle, servent
à confirmer son existence. C'est le soi qui redoute l'échec et désire le succès;
c'est lui qui craint l'enfer et aspire au paradis; c'est encore lui qui craint la souffrance
et adore les causes de la souffrance.
Le soi part bêtement en guerre au nom de la paix.
Il désire l'Eveil, mais déteste la voie qui y mène.
Il veut travailler en socialiste et vivre en capitaliste.
Quand il se sent seul, l aspire à l'amitié.
Sa possessivité à l'égard de ceux qu'il aime prend la forme d'une passion
succeptible de se muer en agressivité.
Le soi à tôt fait de corrompre et recruter ses ennemis supposés ( les voies spirituelles
conçues pour vaincre l'ego ) afin de s'en faire des alliés.
Sa maîtrise de la tromperie frise la perfection.


- Message n°2
Re: Ego, celà va de SOI
ce texte, je le ressens très, très, très profondement...
est ce mon égo qui me fais penser et agir comme je le fais ? qui me fait souffrir et ne pas trouver la paix interieure parceque les autres souffrent ?
est ce mon égo qui m'a fait venir (ou revenir) au bouddhisme après avoir découvert ce magnifique livre de Thich-Nhat-Hanh?

Le soi part bêtement en guerre au nom de la paix.
est ce mon égo qui me fais penser et agir comme je le fais ? qui me fait souffrir et ne pas trouver la paix interieure parceque les autres souffrent ?
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Sa maîtrise de la tromperie frise la perfection.
est ce mon égo qui m'a fait venir (ou revenir) au bouddhisme après avoir découvert ce magnifique livre de Thich-Nhat-Hanh?

Tâm Chân Hanh (Action Juste du Coeur)
amitiés
Michel
Agir sur soi afin d'agir dans la société, consommer autrement, agir par la consommation,
devenir consom'acteur pour ne plus être (con)sommateur...

http://michel1955.fr/

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Michel
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- Message n°3
Re: Ego, celà va de SOI
je comprends très bien ces paroles. Tous les jours dans mes actions ou pensées, j'essaye de dénicher le Mara qui est en moi. j'essaye sur l'instanté de comprendre comment je peux transformer ses tentations en sagesse. arriver à être dans l'mmobilité de l'instant, et affirmer sa pleine conscience pour saisir le calme mental qui m'orientera dans l'acton juste ou la parole juste, voir la pensee juste. mais le chemin est rude de part tous les stimulus de Mara au quotidien qui réactive des émotions perturbatrices. l'ego n'existe pas il n'a pas de consistance propre Ricard Mathieu celui qui est dans l'interdépendance n'est plus normalement dans l'ego. ou me trompais je ?
regarde et apprends de la pierre qui a été creusée par les gouttes de pluie. Ecarte l'idée qu'accomplir un devoir est trop difficile. Rien n'est impossible.
extrait des poèmes de S.A.I l'empereur MEIJI du Japon
extrait des poèmes de S.A.I l'empereur MEIJI du Japon
- Message n°4
Re: Ego, celà va de SOI
Je comprends bien ce texte et il est très bien écrit.
Mais bien que je ne nie pas le fond, la découverte du Bouddha, j'aurais plutôt du recul par rapport au reste, qui me semble un peu simpliste, et qui diffère de la subtilité avec laquelle le Bouddha historique a présenté la chose.
D'après ma compréhension, il y a deux choses.
Il y a l'ego, c'est à dire un système relatif qui permet aux hommes et aux êtres de faire fonctionner leur individualité, c'est à dire coordonner les sensations en perceptions intelligibles, gérer la relation du corps à l'espace, etc, etc ...
Cet ego rempli très bien sa fonction, et je suis parfois admiratif à quel point nous fonctionnons bien de ce point de vue.
Ensuite il y a les illusions que nous projetons sur cette unité éphémère, et c'est la croyance en ces illusions-là, et l'attachement viscéral (saisie) que nous y portons qui sont sources de problèmes. Ni l'ego ni les illusions ne sont un problème en soi, et d'ailleurs ceux qui parviennent à l'éveil en cette vie ont encore un ego, sauf qu'il ne pause plus de problèmes, et ils ont toujours des illusions, sauf qu'ils n'y prêtent même plus attention.
La confusion entre ces deux choses distinctes conduit à mon avis à des cul-de-sac spirituels, où l'ego est démonisé. Or l'ego on ne s'en débarrassera pas avant la mort, donc on se condamne, dans ce type de voie erronée, à espérer et à faire semblant.
Remarquez, vous me direz que je chipotte, ce qui ne serait pas faux ...
Mais bien que je ne nie pas le fond, la découverte du Bouddha, j'aurais plutôt du recul par rapport au reste, qui me semble un peu simpliste, et qui diffère de la subtilité avec laquelle le Bouddha historique a présenté la chose.
D'après ma compréhension, il y a deux choses.
Il y a l'ego, c'est à dire un système relatif qui permet aux hommes et aux êtres de faire fonctionner leur individualité, c'est à dire coordonner les sensations en perceptions intelligibles, gérer la relation du corps à l'espace, etc, etc ...
Cet ego rempli très bien sa fonction, et je suis parfois admiratif à quel point nous fonctionnons bien de ce point de vue.
Ensuite il y a les illusions que nous projetons sur cette unité éphémère, et c'est la croyance en ces illusions-là, et l'attachement viscéral (saisie) que nous y portons qui sont sources de problèmes. Ni l'ego ni les illusions ne sont un problème en soi, et d'ailleurs ceux qui parviennent à l'éveil en cette vie ont encore un ego, sauf qu'il ne pause plus de problèmes, et ils ont toujours des illusions, sauf qu'ils n'y prêtent même plus attention.
La confusion entre ces deux choses distinctes conduit à mon avis à des cul-de-sac spirituels, où l'ego est démonisé. Or l'ego on ne s'en débarrassera pas avant la mort, donc on se condamne, dans ce type de voie erronée, à espérer et à faire semblant.
Remarquez, vous me direz que je chipotte, ce qui ne serait pas faux ...
- Message n°5
Re: Ego, celà va de SOI
Merci beaucoup Tenryu, d'avoir ainsi éclairé ma lanterne... et remis en place quelques idées fausses
si je résume bien ce que j'ai compris, en termes occidentaux l'égo ce serait la personnalité, une bonne chose finalement , par contre le "poison" à combattre c'est l'attachement à l'égo, qui serait l'égoisme ou l'égocentisme,
Quand on dit de quelqu'un qu'il a un "égo démeusuré" se serait mal s'exprimer.
il faudrait dire il a en lui un egocentrisme (ou un egoisme) trop fort
suis je dans la juste compréhension ?
si je résume bien ce que j'ai compris, en termes occidentaux l'égo ce serait la personnalité, une bonne chose finalement , par contre le "poison" à combattre c'est l'attachement à l'égo, qui serait l'égoisme ou l'égocentisme,
Quand on dit de quelqu'un qu'il a un "égo démeusuré" se serait mal s'exprimer.
il faudrait dire il a en lui un egocentrisme (ou un egoisme) trop fort
suis je dans la juste compréhension ?
Tâm Chân Hanh (Action Juste du Coeur)
amitiés
Michel
Agir sur soi afin d'agir dans la société, consommer autrement, agir par la consommation,
devenir consom'acteur pour ne plus être (con)sommateur...

http://michel1955.fr/

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Michel
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- Message n°6
Re: Ego, celà va de SOI
En tous cas...mon ego est content de voir que cet article entraîne la réflexion !


- Message n°7
Re: Ego, celà va de SOI
Bonsoir Michel,
J'exprime juste mon opinion, comme dit Pema, c'est juste la réflexion qu'entraîne chez moi ce texte, donc quand je dis que certaines idées sont fausses, ça n'engage que moi.
Pour ce qui est de la vision occidentale de la chose, et du vocabulaire utilisé en psy, je crois que la fonction de gestion réelle est le soi, et l'ego est l'image qu'on se fait de soi. En gros l'idée c'est que pour qu'une individualité organique et psychique soit gérée, il faut une "unité centrale", et c'est le soi. L'ego est l'image plus ou moins distordue qu'on se forme de soi, et qui peut manifester névroses ou psychoses.
La personnalité, dans le langage psy occidental, c'est peut-être quelque chose de plus compliqué, je ne sais pas exactement. Et ça doit dépendre des courants.
Sinon, oui, ce que je voulais dire c'est effectivement que ce n'est pas l'ego qu'il faut combattre, mais l'egocentrisme, l'egoïsme, mais aussi toutes les autres visions exagérées de nos personnes qui sont inutiles et posent problème.
A à niveau plus pratique, par exemple si je suis une personne avec beaucoup de problèmes d'émotions, je ne vais pas essayer de supprimer ces émotions, mais d'abord essayer de les ramener à leur fonction utile et normale (perception, relation au monde et aux autres, une vie intéressante, etc ...), puis seulement lorsque ça se sera pacifié un peu la pratique me permettra plus tard et petit à petit d'en voir l'illusion, la transparence, ou la vacuïté.
Si j'essaie de les supprimer, bonjour l'enfer que ça risque d'être ...
Mais bon, je parle comme ça, mais ça fonctionne peut être différemment pour les autres .
J'exprime juste mon opinion, comme dit Pema, c'est juste la réflexion qu'entraîne chez moi ce texte, donc quand je dis que certaines idées sont fausses, ça n'engage que moi.
Pour ce qui est de la vision occidentale de la chose, et du vocabulaire utilisé en psy, je crois que la fonction de gestion réelle est le soi, et l'ego est l'image qu'on se fait de soi. En gros l'idée c'est que pour qu'une individualité organique et psychique soit gérée, il faut une "unité centrale", et c'est le soi. L'ego est l'image plus ou moins distordue qu'on se forme de soi, et qui peut manifester névroses ou psychoses.
La personnalité, dans le langage psy occidental, c'est peut-être quelque chose de plus compliqué, je ne sais pas exactement. Et ça doit dépendre des courants.
Sinon, oui, ce que je voulais dire c'est effectivement que ce n'est pas l'ego qu'il faut combattre, mais l'egocentrisme, l'egoïsme, mais aussi toutes les autres visions exagérées de nos personnes qui sont inutiles et posent problème.
A à niveau plus pratique, par exemple si je suis une personne avec beaucoup de problèmes d'émotions, je ne vais pas essayer de supprimer ces émotions, mais d'abord essayer de les ramener à leur fonction utile et normale (perception, relation au monde et aux autres, une vie intéressante, etc ...), puis seulement lorsque ça se sera pacifié un peu la pratique me permettra plus tard et petit à petit d'en voir l'illusion, la transparence, ou la vacuïté.
Si j'essaie de les supprimer, bonjour l'enfer que ça risque d'être ...
Mais bon, je parle comme ça, mais ça fonctionne peut être différemment pour les autres .
- Message n°8
Re: Ego, celà va de SOI
perso, je crois que l'ego est normal et logique ce qui n'est pas juste c'est de se croire un ego permanent.
- Message n°11
Re: Ego, celà va de SOI
Michel1955 a écrit: ce texte, je le ressens très, très, très profondement...Le soi part bêtement en guerre au nom de la paix.
est ce mon égo qui me fais penser et agir comme je le fais ? qui me fait souffrir et ne pas trouver la paix interieure parceque les autres souffrent ?Le soi à tôt fait de corrompre et recruter ses ennemis supposés ( les voies spirituelles conçues pour vaincre l'ego ) afin de s'en faire des alliés.
Sa maîtrise de la tromperie frise la perfection.
est ce mon égo qui m'a fait venir (ou revenir) au bouddhisme après avoir découvert ce magnifique livre de Thich-Nhat-Hanh?
J'appèlerai ça des "prises de consciences "
Mais nous devons maîtriser les "émotions perturbatrices"
Dès que nous sommes soummis aux émotions nous perdons la conscience
et le "bon sens"...et arrivent les souffrances.


- Message n°12
Re: Ego, celà va de SOI
tout a fait, comment gérer les émotions perturbatrices et être dans le lacher prise pour ne pas souffrir? Cela passe je pense, par la compréhension de la cause de la souffrance. la gestion du ressenti par rapport au soi et son ego, l'aveuglement de notre esprit qui chevauche les lungs faisant remonter les illusions...etc. dans le soutra du coeur, le vénérable Bokar Rimpotché dit que :
"la vérité de l'origine de la souffrance :
explique que la souffrance n'arrive pas du fait du hazard ou de simples circonstances malheureuses ; elle est le résultat du karma et des perturbations internes. On en démontre l'inexistance : il n'y a pa en soi d'origine de la souffrance."
"la cessation de la souffrance s'obtient par la réalisation de la la véritable nature de l'esprit. Ce but existe t il tant que l'on demeure plongé dans la réalité relative ; mais a partir du moment ou l'on a fait ce qu'il fallait pour l'atteindre, c'est a dire à partir du moment ou l'on réalise la connaissance transcendante le but cesse lui aussi d'exister."
Dans le livre l'art du bonheur de sa Sainteté le Dalai Lama et d Howard Cutler, il évoque en ces termes cette propension à envenimer notre soufrance :
"nous contribuons activement, et de bien des façons, à notre agitation psychique et à notre souffrance. Si en règle générale, les troubles psychiques ou affectifs surviennent pour ainsi dire naturellement, c'est souvent en alimentant de nous mêmes ses émotions négatives que nous les aggravons.
Lorsque nous éprouvons de la colère ou de l'aversion à l'égard de quelqu'un, si nous traitons la chose avec indifférence, il est peu vraisemblable que cela s'envenime.
En revanche,songer aux injustices qui nous sont faites (croyons nous) aux mauvais traitements qui nous sont infligés, les ressasser indéfiniment, voilà qui nourrit la haine.
il en va de même quand nous sommes attachés à un être :
songer à sa beauté, aux qualités que nous projetons en lui, entretiendra cet attachement qui gagnera en intensité. Mais cela ne montre qu'une seule chose : en fréquentant l'autre régulièrement, en songeant constamment à lui, c'est de nous mêmes que nous renforçons et intensifions nos émotions.
"Il n'est pas rare que nous fassions preuve d'une sensibilité excessive en exagérant les évènements mineurs de façon disproportionnée, et simultanément nous savons souvent rester indifférents aux choses réellement importantes, celles qui exercent leurs effets en profondeur et à long terme.
"vous découvrez que quelqu'un tient des propos déplaisants sur votre compte ? si vous réagissez à cette information en vous sentant blessé ou furieux, alors c'est votre tranquilité d'esprit que vous détruisez. En revanche, si vous ignorez la calomnie en faisant la sourde oreille, vous vous protègerez contre cette impression blessante. Certes, vous ne pouvez toujours éviter les situations délicates, mais vous avez la latitude d'atténuer l'ampleur de la souffrance en choisissant de ne pas réagir"
"souvent nous aggravons notre douleur et notre souffrance en prenant les choses trop à coeur"
en résumé les 3 poisons : l'ignorance, l'attachement, la colère
"la vérité de l'origine de la souffrance :
explique que la souffrance n'arrive pas du fait du hazard ou de simples circonstances malheureuses ; elle est le résultat du karma et des perturbations internes. On en démontre l'inexistance : il n'y a pa en soi d'origine de la souffrance."
"la cessation de la souffrance s'obtient par la réalisation de la la véritable nature de l'esprit. Ce but existe t il tant que l'on demeure plongé dans la réalité relative ; mais a partir du moment ou l'on a fait ce qu'il fallait pour l'atteindre, c'est a dire à partir du moment ou l'on réalise la connaissance transcendante le but cesse lui aussi d'exister."
Dans le livre l'art du bonheur de sa Sainteté le Dalai Lama et d Howard Cutler, il évoque en ces termes cette propension à envenimer notre soufrance :
"nous contribuons activement, et de bien des façons, à notre agitation psychique et à notre souffrance. Si en règle générale, les troubles psychiques ou affectifs surviennent pour ainsi dire naturellement, c'est souvent en alimentant de nous mêmes ses émotions négatives que nous les aggravons.
Lorsque nous éprouvons de la colère ou de l'aversion à l'égard de quelqu'un, si nous traitons la chose avec indifférence, il est peu vraisemblable que cela s'envenime.
En revanche,songer aux injustices qui nous sont faites (croyons nous) aux mauvais traitements qui nous sont infligés, les ressasser indéfiniment, voilà qui nourrit la haine.
il en va de même quand nous sommes attachés à un être :
songer à sa beauté, aux qualités que nous projetons en lui, entretiendra cet attachement qui gagnera en intensité. Mais cela ne montre qu'une seule chose : en fréquentant l'autre régulièrement, en songeant constamment à lui, c'est de nous mêmes que nous renforçons et intensifions nos émotions.
"Il n'est pas rare que nous fassions preuve d'une sensibilité excessive en exagérant les évènements mineurs de façon disproportionnée, et simultanément nous savons souvent rester indifférents aux choses réellement importantes, celles qui exercent leurs effets en profondeur et à long terme.
"vous découvrez que quelqu'un tient des propos déplaisants sur votre compte ? si vous réagissez à cette information en vous sentant blessé ou furieux, alors c'est votre tranquilité d'esprit que vous détruisez. En revanche, si vous ignorez la calomnie en faisant la sourde oreille, vous vous protègerez contre cette impression blessante. Certes, vous ne pouvez toujours éviter les situations délicates, mais vous avez la latitude d'atténuer l'ampleur de la souffrance en choisissant de ne pas réagir"
"souvent nous aggravons notre douleur et notre souffrance en prenant les choses trop à coeur"
en résumé les 3 poisons : l'ignorance, l'attachement, la colère
regarde et apprends de la pierre qui a été creusée par les gouttes de pluie. Ecarte l'idée qu'accomplir un devoir est trop difficile. Rien n'est impossible.
extrait des poèmes de S.A.I l'empereur MEIJI du Japon
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- Message n°13
Re: Ego, celà va de SOI
je suis tout à fait d'accord avec toi pema même si ce n'est pas toujours facile a appliquer.
- Message n°14
Re: Ego, celà va de SOI
Tenryu a écrit:
L'ego est l'image plus ou moins distordue qu'on se forme de soi, et qui peut manifester névroses ou psychoses.
Je crois que j'ai compris d'ou venait ma confusion, c'est de cette connotation négative donnée à l'égo, par l'occident.
il faut se souvenir que dans le bouddhisme, l'égo n'est pas considéré comme un des "5 poisons" (l'avidité, la colère, l'ignorance, l’orgueil et la jalousie ).
par contre le bouddhisme parle du "soi" fait des 5 agrégats ou skandas la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience, qui n'est que vacuité car les 5 skandas sont tous interdependants et impermanents,
pas de connotation négative donc sur ce "soi" qui n'est pas autre chose que l'égo...
merci encore une fois ami Tenryu de nous montrer ou est la comprehension juste...
Tâm Chân Hanh (Action Juste du Coeur)
amitiés
Michel
Agir sur soi afin d'agir dans la société, consommer autrement, agir par la consommation,
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http://michel1955.fr/

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- Message n°15
Re: Ego, celà va de SOI
à mon sens il existe dans l'égo deux "moi" différents
1* le "moi " profond : celui qui aspire à.......
2* le "moi" plus superficiel : celui qui désire !!!
et c'est dans ce combat de ces deux "moi" que l'homme navigue
entre religion (s) et égoïsme , egocentrisme etc
Flo
1* le "moi " profond : celui qui aspire à.......
2* le "moi" plus superficiel : celui qui désire !!!
et c'est dans ce combat de ces deux "moi" que l'homme navigue
entre religion (s) et égoïsme , egocentrisme etc
Flo
"La difficulté ce n'est pas de rêver, mais d'accepter et de comprendre les rêves des autres"
Zhang Xianliang
[i]
La planète est le bien de l'humanité
En prendre soin donne un sens à la vie
[b]
Zhang Xianliang
[i]La planète est le bien de l'humanité
En prendre soin donne un sens à la vie
[b]



















