Forum bouddhiste:L'@rbre des Refuges

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Karma Trindal
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Message par Karma Trindal le Dim 24 Fév 2008 - 16:58



udumbara (figuier udum, udonge, 優曇華). Plante légendaire qui, disait-on fleurissait une fois tous les 3000 ans pour annoncer la venue d'un roi-faisant-tourner-la roue de la Loi ou d'un bouddha. Métaphore bouddhique pour désigner un fait extrêmement rare. Il faut l'oeil exercé d'un botaniste pour reconnaître la fleur des différents figuiers. Il en est de même pour la fleur d'udumbara qui n'est reconnue que par ceux qui savent comprendre les "moyens" du Bouddha.

un chapitre et deux moitiés (ippon-nihan, 一品二半). Cœur du Sutra du Lotus, comprenant la deuxième moitié du chapitre XV - Surgis-de-Terre, tout le chapitre XVI - Longévité de l’Ainsi-Venu et la première moitié du chapitre XVII Discernements des bienfaits. Cette partie révèle l'Eveil originel de Shakyamuni. Au début du chapitre Yujutsu, les bodhisattvas Surgis de terre apparaissent et le bodhisattva Manjushri, au nom de l'Assemblée, demande à Shakyamuni qui ils sont. Le Bouddha explique qu'ils sont ses disciples et qu'il leur enseigne depuis un lointain passé. Mais, insiste le bodhisattva Manjushri, comment Shakyamuni a-t-il pu instruire tant de bodhisattvas en quelque quarante années seulement, depuis son Eveil sous l'arbre de bodhi? Il implore Shakyamuni de s'expliquer plus longuement, pour le bien des générations à venir qui pourraient entretenir des doutes. Le Bouddha y consent et explique, dans le chapitre Juryo, qu'il a en réalité atteint l'Eveil à l'époque incroyablement lointaine de gohyaku jintengo et que, depuis, il s'est toujours trouvé en ce monde, à enseigner aux hommes. La première partie du chapitre Fumbetsu Kudoku explique que les bodhisattvas et tous les autres qui entendirent cette révélation en reçurent tous de grands bienfaits qui leur assureraient l'Eveil.
Le concept "d'un chapitre et deux moitiés" a reçu deux interprétations: celle de Zhiyi et celle de Nichiren. Selon Zhiyi, la dernière moitié du chapitre Yujutsu commence avec l'affirmation de Shakyamuni que les bodhisattvas Surgis de terre sont ses disciples, impliquant son Eveil dans un passé lointain. Mais Nichiren la fait commencer avec la seconde question de Manjushri demandant comment le Bouddha a pu enseigner à tant de bodhisattvas en si peu de temps. La raison en est que la première explication de Shakyamuni est destinée à dissiper les doutes de l'Assemblée et représente un enseignement qui s'adresse aux contemporains du Bouddha; elle tombe donc dans la catégorie du bouddhisme de la récolte. Par contre, la seconde question de Manjushri fut posée spécifiquement au nom de ceux qui apparaîtront dans le futur et, de plus, elle conduit directement à la révélation de l'Eveil du Bouddha dans le passé lointain. Selon l'interprétation de Nichiren, est implicite dans cette révélation la cause qui permit à Shakyamuni d'atteindre cet Eveil, c'est-à-dire Namu Myoho Renge Kyo, qui est la Loi contenue dans les profondeurs du chapitre Juryo, ou bouddhisme de l'ensemencement.

unicité de la personne et de la Loi (ninpo ika, 人法一箇) Conformité entre la vie d'une personne et la Loi que cette personne enseigne. Au sens strict cette propriété est celle du Bouddha. Toutefois l'expression s'est étendue aux personnes qui prêchent une certaine doctrine; on emploie souvent l'expression au sens négatif en parlant de personnes dont la vie n'est pas conforme à l'enseignement qu'elles dispensent.

unification des trois vérités (en yu no santai, 円融の三諦). Conception des trois vérités révélée dans la doctrine parfaite (engyo). La doctrine de l'unification des trois vérités contredit la conception des trois vérités telle qu'elle est exposée dans l'enseignement spécifique (bekkyo) qui considère ces trois vérités comme distinctes et indépendantes les unes des autres (kyakuryaku no santai). Les trois vérités sont celle de non-substantialité (kutai), celle d'existence temporaire (ketai) et celle de la voie du milieu (chutai). La vérité de non-substantialité implique qu'aucun phénomène n'a de nature inchangeable ou fixe; la vraie nature des phénomènes est ku, état potentiel qui ne peut être saisi ni comme existence ni comme non-existence. La vérité de l'existence temporaire implique que, même si tous les phénomènes sont sans substance, ils assument néanmoins une réalité temporaire en vertu du processus d'origine interdépendante, ou production conditionnée. La vérité de la voie du milieu implique que la vraie nature des phénomènes est à la fois non substantialité et existence temporaire, ou ni l'un ni l'autre de ces concepts; l'aspect non-substantiel et celui d'existence temporaire des phénomènes sont des composantes de la vérité mystique qui présente les qualités des deux mais n'est, essentiellement, ni l'un ni l'autre. L'unification des trois vérités consiste à dire que ces trois vérités sont interdépendantes.Zhiyi enseigna une forme de méditation appelée la triple contemplation de l'unité (isshin sangan), afin de saisir cette unité et effacer simultanément les trois catégories d'illusions (sanwaku) tout en acquérant les trois sortes de sagesse (sanshi). Nichiren enseigna que la réalité exprimée par cette unification est Namu Myoho Renge Kyo.

upadesha (ubadaisha 優婆提舎ou rongi) Un des douze procédés littéraires des écrits bouddhiques; discussions sur la doctrine, souvent sous forme de questions et de réponses.

Upagupta. Le 5e des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni, né à Mathura au IIIe siècle avant notre ère. Il étudia sous la direction de Shanavasa, 4e des vingt-quatre successeurs. Alors qu'Upagupta enseignait sur le mont Urumanda, le roi Ashoka exprima le désir d'aller l'entendre. En apprenant cela, Upagupta se rendit à Pataliputra accompagné de dix-huit mille moines et exposa les enseignements du Bouddha pour le bien d'Ashoka. Celui-ci aurait alors érigé, pour le remercier, dix-huit mille stupas. Upagupta avait la réputation d'être "le meilleur maître du peuple" apparu depuis la mort de Shakyamuni.

Upali (Ubari, 優婆離). Un des dix disciples majeurs de Shakyamuni, "celui qui connaît le mieux les préceptes". Le seul des dix grands disciples à être d'origine modeste (caste des sudra). Avant sa conversion il était barbier à la résidence princière de Kapliavastu. D'après la tradition, c'est lui qui aurait récité les textes de la corbeille de la discipline (vinaya-pitaka) du tripitaka lors du premier concile bouddhique.

Upanishads : textes philosophiques expliquant le Veda. Ils traitent, en vers et en prose, des expériences mystiques ainsi que des enseignements philosophiques et yoguiques qui en découlent. Voir le site http://www.les-108-upanishads.ch/

upasaka (ubasoku, 優婆塞). Un laïc aspirant à l'Eveil bouddhique. A l'origine ce terme désignait les disciples de Shakyamuni qui n'appartenaient à aucun ordre monastique, puis il s'appliqua aux laïcs pieux qui se rendaient dans les monastères à certaines dates et qui observaient les préceptes.

upasika (ubai, 優婆夷). Une laïque aspirant à l'Eveil bouddhique

uposhadha, poshadha, upavasa, ou upavasatha, uposatha ( fusatsu,布). Assemblée bi-mensuelle d'examen de conscience dans les monastères bpuddhiques de l'Inde. Les moines devaient réciter les preceptes du Sangha et confesser publiquement leurs manquements. Ces réunions avaient lieu à la nouvelle lune et la pleine lune.

urabon, 盂蘭盆 (ullambana). Fête bouddhique qui se tient généralement le 15 juillet (ou le 15 août) et au cours de laquelle on fait des offrandes aux Trois trésors pour le bien des défunts. Le sanskrit ullambana signifie "suspendu par les pieds", métaphore pour la souffrance ressentie dans le monde des esprits faméliques. La suspension "tête en bas" rend impossible toute nourriture (spirituelle) et nécessite le secours des autres. Selon le Sutra Urabon, cette tradition débuta avec Maudgalyayana, disciple du Bouddha qui aurait excellé dans la maîtrise des pouvoirs occultes. Il vit, grâce à sa clairvoyance surnaturelle, que sa mère décédée souffrait dans le monde des esprits faméliques. Par des moyens surnaturels il tenta de lui faire parvenir de la nourriture, mais celle-ci se transforma en flammes et brûla sa mère. Aussi alla-t-il demander conseil à Shakyamuni qui lui suggéra de faire des offrandes aux moines le 15e jour du septième mois . Maudgalyayana lui obéit et sa mère fut soulagée de ses souffrances. Il est intéressant de noter que Maudgalyayana a pu aider sa mère non pas grâce à ses pouvoirs occultes mais étant lui même parvenu à l'état d'Eveil. En effet, le bouddhisme enseigne qu'il n'y a pas de dualité entre soi et l'environnement; toute personne qui parvient à l'Eveil peut le communiquer à la moindre parcelle de l'univers, même là où il n'y a plus ni espace ni temps. La première cérémonie de urabon se serait tenue en Chine en 538 et au Japon en 657. Elle se célèbre toujours au Japon.

Uruvilva Kashyapa, Uruvela Kassapa (Uru-binra-kasho, 優楼螺葉). L'un des premiers convertis de Shakyamuni. Lorsque le Bouddha se rendit à Uruvilva pour prêcher, Uruvilva Kashyapa devint un de ses disciples avec ses deux frères, Nadi Kashyapa et Gaya Kashyapa. Ils étaient tous trois des ascètes brahmanes importants, si bien que la conversion de Uruvilva entraîna celle de cinq cents de ses disciples.

Utpalavarna, Uppalavanna (Renge shikibikuni, 華色比丘尼). Nonne et disciple de Shakyamuni. Le Gobun Ritsu explique comment elle en vint à renoncer au monde. Juste au moment où elle donnait naissance à une fille, elle découvrit que son mari entretenait une relation illégitime avec sa mère et elle s'enfuit, abandonnant l'enfant. Plus tard, elle devint la femme d'un homme riche de Varanasi. Mais, lorsque celui-ci amena au foyer une seconde épouse, Utpalavarna comprit que cette jeune femme était sa propre fille. Accablée par une telle destinée, elle renonça à la vie séculière et devint une disciple de Shakyamuni. Elle aurait atteint l'état d'arhat sous la direction de Mahaprajapati. Selon le Daichido Ron, Utpalavarna fit reproche à Devadatta d'être devenu un grand ennemi du bouddhisme. Ce dernier en fut si furieux qu'il la battit à mort. Le meurtre d'un arhat est une des Cinq forfaits.

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